Programme · Ischio-jambiers

Rééduquer ses ischios & revenir au sprint

Le programme pour soigner une lésion des ischio-jambiers et reprendre sans rechuter : le renforcement en allongement (protocole d'Askling), le Nordic, et surtout des critères de reprise clairs. Parce que c'est la rechute, pas le calendrier, qui coûte une saison.

  • Un plan clair, phase par phase, tout écrit.
  • Le renforcement en allongement + le Nordic, illustrés.
  • Les critères de reprise pour éviter la récidive.
Acheter le programme · 19 € PDF téléchargeable · paiement sécurisé

Par Matthieu Kelhetter, kinésithérapeute du sport · Diplômé d'État · Kiné du Sport Expert

Nordic hamstring curl
⚠️ À lire d'abord. Ce programme s'adresse à une lésion musculaire des ischio-jambiers (après la phase aiguë). Il ne remplace pas un bilan. Consultez en cas de : craquement avec « trou » et gros hématome, douleur haute près de la fesse (possible désinsertion), ou impossibilité de marcher.

Pourquoi « en allongement » ?

Les ischios se blessent surtout en position étirée (fin de foulée au sprint). Logique : c'est justement là qu'il faut les renforcer. C'est le raisonnement des travaux d'Askling, et c'est le cœur de ce programme, complété par le Nordic (excellent anti-récidive). Une nuance honnête : ces travaux annonçaient un retour au sport bien plus rapide, mais ce gain de vitesse n'a jamais été confirmé par une équipe indépendante. Ce qu'on garde, c'est le principe : renforcer le muscle dans la position où il casse. Pas la promesse de délai.

Ce que dit la science (à jour)

  • ⏱️ Le renforcement en allongement a du sens, sans promesse de délai. Vous lirez partout des chiffres spectaculaires (« 49 jours au lieu de 86 »). Ils viennent d'un seul essai, sur 56 athlètes, dans un seul centre, et personne n'a réussi à les reproduire depuis. Un essai indépendant plus récent n'a retrouvé aucun gain de temps. Je préfère donc ne rien vous promettre sur le calendrier : on renforce l'ischio là où il se blesse (en position étirée) parce que c'est logique et bien toléré, pas parce que ça vous ferait gagner cinq semaines.
  • 🛡️ Le Nordic (excentrique) réduit fortement le risque de (re)blessure des ischios. D'où sa place en entretien à vie.
  • 🐢 Mais on ne brûle pas les étapes : introduire l'allongement trop tôt et trop fort n'accélère rien et peut agacer. On progresse guidé par la douleur, pas par le calendrier.

Règle d'or : la reprise se mérite

On ne reprend pas le sprint « parce que ça ne fait plus mal ». On reprend quand la force en position allongée est revenue et sans appréhension. C'est la clé n°1 contre la rechute.

🧭 Votre auto-bilan de départ (2 min)

Trois repères pour démarrer au bon endroit, après la phase aiguë.

1. D'abord, écarter le grave

Une douleur haute, près de la fesse, avec gros hématome ou « trou » palpable et impossibilité de marcher → possible désinsertion : bilan avant tout.

2. Où en êtes-vous ?

Tout récent (PEACE & LOVE, protéger) → phase 1. Ça se calme → phase 2 (les exercices en allongement d'Askling). Prêt à charger → phase 3 (Nordic + vitesse).

3. Votre objectif ?

Reprise sprint / sport de pivot → la reprise se valide sur critères (force en position allongée symétrique, accélérations sans appréhension), pas sur l'absence de douleur.

🔄 Mis à jour 2026, fondé sur la science actuelle (protocole en allongement d'Askling, Nordic anti-récidive).

🧭 Comment marche ce programme (lisez ceci d'abord)

Vous n'y trouverez pas de calendrier jour par jour. C'est volontaire, et c'est même le point le plus important de toute cette page.

Un muscle ne lit pas l'agenda. Deux personnes avec « la même » lésion ne récupèrent pas au même rythme : l'une passera la phase 2 en dix jours, l'autre en cinq semaines, et aucune des deux n'est en retard. Un programme daté vous mettrait dans une seule de ces deux cases, et vous pousserait soit à traîner alors que vous êtes prêt, soit à forcer alors que vous ne l'êtes pas. C'est exactement comme ça qu'on rechute.

Ici, vous avancez quand votre jambe a réussi le test, pas quand la case est cochée. Chaque phase se termine par un feu vert : une liste de choses concrètes à réussir. Tant qu'elles ne sont pas réussies, vous restez, même si « ça fait déjà trois semaines ». Dès qu'elles le sont, vous passez, même si « ça ne fait que huit jours ».

Votre séance, en pratique

  • 📅 Combien de fois ? Les exercices de la phase en cours, 1 fois par jour en phase 1-2 (c'est court : 10 à 15 min), puis 3 à 4 fois par semaine en phase 3, quand ça devient lourd et qu'il faut récupérer entre les séances.
  • ⏱️ Combien de temps ? 10-15 min en phase 1, 15-20 min en phase 2, 30-40 min en phase 3 (échauffement + sprint compris).
  • 🚦 Comment je sais que j'avance ? Vous refaites le feu vert de votre phase une fois par semaine, pas tous les jours. Le corps a besoin de temps entre deux évaluations.

💡 Le repère qui vaut tous les calendriers : une douleur pendant l'exercice qui reste faible (≤ 3/10) et qui a disparu le lendemain matin = vous êtes au bon dosage. Une douleur qui vous réveille ou qui est encore là au réveil = vous êtes allé trop loin, revenez d'un cran. C'est votre boussole quotidienne.

Les phases

Phase 1 · apaiser & réactiver

Protéger, puis solliciter en douceur

Mobilité douce des ischio-jambiers

Les premiers jours (approche PEACE & LOVE) : on protège, on évite le geste douloureux, pas de massage ni d'étirement agressif. Puis on réactive doucement le muscle : contractions légères, mobilité indolore, marche.

🕊️ « PEACE & LOVE » : c'est quoi, exactement ?

Vous allez tomber sur ce nom partout, et personne ne prend jamais la peine de vous l'expliquer. C'est simplement le mode d'emploi actuel des blessures de muscles, tendons et ligaments, publié en 2020 dans la principale revue de médecine du sport. Il a remplacé le vieux « RICE » (repos-glace-compression-élévation) qu'on apprenait il y a vingt ans.

Le nom est un moyen mnémotechnique anglais en deux temps. Voici ce qu'il dit vraiment, en français :

Les premiers jours → « PEACE »

  • P comme Protéger. Éviter le geste qui fait mal, quelques jours seulement.
  • E comme Élever le membre quand c'est possible.
  • A comme Anti-inflammatoires : éviter. L'inflammation des premiers jours sert à réparer ; la bloquer peut ralentir la cicatrisation.
  • C comme Comprimer (bande, cuissard) pour limiter le gonflement.
  • E comme Éduquer : comprendre ce qu'on a, et éviter les traitements passifs inutiles.

Ensuite → « LOVE »

  • L comme Load, « charger ». Remettre du travail sur le muscle tôt, progressivement.
  • O comme Optimisme. Ce n'est pas de la méthode Coué : la confiance influence réellement la récupération.
  • V comme Vascularisation. Du cardio sans douleur (vélo, marche) pour amener du sang au muscle.
  • E comme Exercice. Retrouver mobilité, force et contrôle : c'est tout ce programme.

🧊 Et la glace ? Vous avez remarqué : elle n'y est plus. Ce n'est pas un oubli. On n'a jamais démontré chez l'humain qu'elle améliore la cicatrisation, et elle pourrait même gêner la réaction utile des premiers jours. Elle soulage la douleur, c'est tout. Si ça vous fait du bien, allez-y, mais ne comptez pas dessus pour réparer quoi que ce soit, et ne la mettez jamais à la place d'une séance.

🎯 Ce qu'il faut retenir : les premiers jours, on protège sans immobiliser. Ensuite, c'est le mouvement qui soigne, pas le repos.

🎯 Objectif : douleur en baisse, muscle qui se contracte sans douleur vive.

Phase 2 · renforcer EN ALLONGEMENT (le cœur du programme)

Les 3 exercices d'Askling, en détail

Ces trois exercices ont un point commun qui va à l'encontre de tout ce qu'on vous a appris : ils travaillent le muscle en position allongée, celle qui semble la plus « risquée ». C'est justement là que les ischios se déchirent (en pleine foulée, jambe tendue devant), donc c'est là qu'il faut leur réapprendre à tenir. Un muscle fort seulement en position courte est un muscle qui lâchera là où il a lâché la première fois.

⚠️ La règle qui vaut pour les trois : vous devez sentir une tension, jamais une douleur vive. On cherche l'étirement sous contrôle, pas la performance. Lentement : chaque répétition prend plusieurs secondes. Si vous les faites vite, vous ne faites pas ces exercices, vous en faites d'autres.

L'extender : allongé sur le dos, cuisse tenue à la main, on tend lentement le genou Le diver : debout sur la jambe blessée, buste qui plonge en avant, jambe libre en arrière Le glider : jambe blessée fixe, l'autre jambe glisse en arrière

1️⃣ L'« extender », le plus doux : celui par lequel on commence

Objectif : réhabituer le muscle à s'allonger, sans aucune charge.

  1. Position : allongé sur le dos. Attrapez votre cuisse blessée à deux mains et amenez-la à la verticale (hanche pliée à 90°). Le genou reste plié pour l'instant. L'autre jambe reste posée au sol.
  2. Le mouvement : en tenant fermement la cuisse pour qu'elle ne bouge pas, tendez lentement le genou vers le plafond, comme si vous vouliez montrer votre pied au plafond. Vous allez sentir tirer derrière la cuisse. Arrêtez-vous juste avant que ça devienne désagréable.
  3. Le retour : repliez lentement. C'est une répétition. Comptez 3 secondes pour tendre, 3 secondes pour revenir.

📋 Dose : 3 séries de 12, une fois par jour.

Ce que vous devez sentir : une tension nette derrière la cuisse, qui disparaît dès que vous repliez.

🚫 L'erreur classique : laisser la cuisse partir vers le sol pour aller plus loin. Vous croyez progresser, mais vous avez juste réduit l'étirement. La cuisse ne bouge pas : c'est le seul point qui compte.

2️⃣ Le « diver », le plongeur

Objectif : ajouter le poids du corps et l'équilibre. On passe au sérieux.

  1. Position : debout sur la jambe blessée, genou très légèrement fléchi (jamais verrouillé). Un appui à portée de main les premières fois.
  2. Le mouvement : penchez le buste vers l'avant comme un plongeur au bord d'un plot, en laissant la jambe libre partir en arrière pour faire contrepoids. Bras devant, tendus. Le tronc et la jambe arrière forment une seule ligne droite, comme une balance qui bascule.
  3. Le point capital : le dos reste droit. Vous basculez à partir de la hanche, vous ne vous enroulez pas vers le sol. Si votre dos s'arrondit, l'ischio ne travaille plus.
  4. Le retour : remontez lentement en serrant la fesse d'appui. 3 secondes pour descendre, 3 pour remonter.

📋 Dose : 3 séries de 6, une fois par jour.

Ce que vous devez sentir : ça tire derrière la cuisse d'appui, et vous devez lutter pour ne pas vaciller. C'est normal, ça fait partie de l'exercice.

🚫 L'erreur classique : descendre trop bas pour « bien faire ». Descendez jusqu'où vous contrôlez, pas plus. Mieux vaut 30° impeccables que 90° en vrac.

3️⃣ Le « glider », le plus exigeant. Gardez-le pour la fin

Objectif : freiner sous tension, dans une amplitude proche du sprint. C'est le vrai test.

  1. Position : debout, jambe blessée devant, pied bien à plat au sol. L'autre pied est posé sur quelque chose qui glisse (une serviette sur du carrelage, une chaussette sur du parquet). Tenez-vous à un support fixe des deux mains, c'est indispensable.
  2. Le mouvement : laissez la jambe arrière glisser lentement vers l'arrière pendant que votre bassin recule et que le genou avant se plie légèrement. Vous descendez en fente, en freinant tout du long. C'est cette descente freinée qui est l'exercice.
  3. Le retour : vous ne remontez pas avec la jambe blessée. Vous vous aidez des bras pour revenir. C'est important : on veut travailler la descente, pas la remontée.

📋 Dose : 3 séries de 4, tous les 2 jours (pas tous les jours : il est plus dur qu'il n'en a l'air).

Ce que vous devez sentir : une forte tension derrière la cuisse pendant la descente. Des courbatures le lendemain sont normales et attendues.

🚫 L'erreur classique : se laisser tomber. Si la jambe part toute seule, vous ne freinez plus : vous vous étirez brutalement, ce qui est exactement le geste de la blessure. Plus c'est lent, mieux c'est.

📈 Comment progresser sur ces trois exercices

On n'augmente pas les répétitions : on augmente l'amplitude. Chaque semaine, allez chercher un peu plus loin dans le mouvement (quelques centimètres suffisent), tant que la douleur reste ≤ 3/10 et qu'il ne reste rien le lendemain.

🎯 L'objectif final : retrouver la même amplitude que du côté sain, en contrôle total. Ce jour-là, vous êtes prêt pour la phase 3.

Phase 3 · force lourde, vitesse & retour au sport

Nordic, charge & sprint progressif

Nordic hamstring curl Soulevé de terre (chaîne postérieure)

Nordic hamstring curl (excentrique, la référence anti-récidive) + soulevé de terre / hip hinge chargé pour la force. Puis réintroduction de la vitesse par paliers (course, accélérations, sprint). On valide chaque étape sans appréhension.

✅ Avant de re-sprinter à fond

  • ☐ Force de l'ischio comparable à l'autre jambe, y compris en position allongée
  • ☐ Accélérations et sprint progressifs sans douleur ni appréhension
  • ☐ Aucune gêne le lendemain des séances rapides

🚦 Votre échelle de tolérance à la charge : la séance de trop ne prévient pas

Voici la chose la plus contre-intuitive de toute la rééducation : ce n'est pas la charge qui blesse, c'est le saut de charge. Votre ischio est capable d'encaisser beaucoup plus que vous ne croyez, à condition qu'on y aille par marches, pas par bonds. La lésion ne vient presque jamais de « trop », elle vient de « trop, d'un coup ».

Et il y a un piège dans le piège : le corps répond en décalé. Vous ne sentez pas la séance de trop pendant la séance. Vous ne la sentez même pas en rentrant. Vous la sentez 24 à 48 heures plus tard, au réveil, le surlendemain, quand vous avez déjà oublié ce que vous aviez fait. C'est pour ça que « ça s'est bien passé » ne veut rien dire tant que deux nuits ne sont pas passées.

Donc on arrête de juger au feeling du moment. Une fois par semaine, vous notez huit lignes, et le total vous dit une seule chose, la seule qui compte : cette semaine, j'augmente, je maintiens, ou je réduis ? C'est le réglage de vitesse de tout ce programme.

Comment faire

Notez chaque phrase de 0 à 10 : 0 = « pas du tout d'accord », 10 = « tout à fait d'accord ». Répondez vite, sans réfléchir : la première réaction est la bonne. Refaites-le une fois par semaine, le même jour, et notez la date. Pas tous les jours : votre jambe a besoin de deux nuits pour vous répondre.

Cette semaine… Date :
___/___
Date :
___/___
Date :
___/___
1. Pendant mes séances, je sens une tension derrière la cuisse, jamais une douleur vive._________
2. Le lendemain matin, il ne reste rien à l'arrière de la cuisse._________
3. Ma jambe ne m'a ni réveillé, ni gêné pour trouver le sommeil._________
4. J'ai envie de faire la séance suivante. Je n'ai pas à me pousser._________
5. Mes courbatures ressemblent à celles que je connais (celles du glider). Rien d'inhabituel, rien ailleurs._________
6. Entre deux séances, aucune zone ne « parle » : pas de tiraillement qui traîne._________
7. Je n'ai eu à alléger, raccourcir ni annuler aucune séance._________
8. Ce que j'ai ajouté (quelques centimètres d'amplitude, un peu de charge ou de vitesse), ma jambe l'a bien pris._________
TOTAL sur 80_________

(Dans le PDF, ce tableau est imprimable.)

Lire votre score

Ces trois paliers ne sont pas des seuils validés par une étude : ce sont mes repères de bon sens, calés sur ce programme. Ce qui compte, c'est moins le chiffre exact que le sens dans lequel il bouge d'une semaine à l'autre.

  • 🔴 Moins de 40 : je réduis d'un cran. Pas d'arrêt, pas de repos complet : on recule d'un cran. Reprenez l'amplitude d'il y a deux semaines, enlevez le glider s'il est là, gardez la marche et le vélo indolores. Refaites l'échelle dans 7 jours. Si c'est toujours rouge, ou si une douleur vous réveille la nuit : faites-vous voir, ne négociez pas avec ça tout seul.
  • 🟠 Entre 40 et 60 : je maintiens. C'est le palier le plus fréquent, et le plus mal vécu : on a l'impression de stagner. Vous ne stagnez pas, vous digérez. Refaites exactement la même semaine, sans rien ajouter. Regardez au passage quelles lignes sont basses : si c'est la 2 et la 5, vous êtes juste au-dessus de votre dose ; si c'est la 3 et la 4, vous accumulez de la fatigue, et c'est le sommeil qu'il faut traiter avant l'ischio.
  • 🟢 Plus de 60, deux semaines de suite : j'augmente. Deux semaines, pas une. Et vous n'augmentez qu'une seule chose : soit l'amplitude, soit la charge, soit la vitesse. Jamais les trois. Une variable à la fois, c'est aussi le seul moyen de savoir qui est responsable quand ça se met à tirer.

⚠️ Le piège classique : la semaine où tout va bien. Vous êtes à 75, vous vous sentez neuf, alors vous ajoutez de l'amplitude et vous remettez le Nordic et vous glissez deux accélérations « pour voir ». Le score de cette semaine ne récompense pas ce que vous allez faire : il note ce que votre jambe a déjà encaissé. Un vert ne dit pas « votre ischio peut tout ». Il dit « la dose actuelle est bonne, montez d'une marche ». C'est très exactement dans ces semaines-là, celles où on se sent bien, que les ischios cassent.

💡 Ce que ce score n'est pas : un feu vert de phase. Il règle votre vitesse à l'intérieur d'une phase ; il ne vous fait pas passer à la suivante. Ça, ce sont les critères de chaque phase, et pour le sprint, la force en position allongée. Un 80/80 en phase 2 ne vous autorise pas à re-sprinter : il vous autorise à aller chercher deux centimètres de plus sur le diver.

🔎 Transparence : cette échelle est mon outil de suivi, conçu pour ce programme. Elle s'inspire de ce que la recherche a établi (ce qui blesse, c'est le saut de charge, pas la charge, et le corps répond avec 24 à 48 h de décalage), mais ce n'est pas un questionnaire de recherche validé, et elle ne remplace pas l'évaluation de votre kiné ou de votre médecin. Si vous hésitez, faites-vous accompagner.

📆 Votre plan à cocher & votre journal

Les jalons à cocher, et un journal centré sur la force en allongement et la vitesse.

Les jalons

  • Phase 1 : protéger (PEACE & LOVE) · réactiver en douceur · mobilité indolore
  • Phase 2 : les 3 exercices d'Askling en allongement (extender, diver, glider), lentement
  • Phase 3 : Nordic + soulevé de terre + vitesse progressive (course → accélérations → sprint)
  • À vie : garder le Nordic 1–2×/sem (l'assurance-vie des ischios)

📓 Votre journal de suivi

Notez régulièrement : la tolérance en position allongée et la vitesse sont les vrais marqueurs.

RepèreDouleur /10Force en allongementVitesse (course/sprint)Ressenti
S1    
S2    
S3    
S4    
Retour course    
Retour sprint    

(Dans le PDF, ce tableau est imprimable.)

⚠️ Les erreurs fréquentes & les signes de surcharge

Les erreurs qui mènent à la rechute :

  • Re-sprinter trop tôt (juste parce qu'il n'y a plus de douleur) : la rechute n°1.
  • Étirer agressivement en phase aiguë (ça n'accélère rien, ça peut irriter).
  • Sauter la phase en allongement ou abandonner le Nordic après la reprise.

On recule d'un cran si :

  • 🔴 Tiraillement à l'arrière de la cuisse à l'accélération, ou gêne le lendemain des séances rapides.

Vos questions fréquentes ❓

Quand puis-je re-sprinter ?

Sur critères : force en position allongée comparable à l'autre jambe, accélérations et sprint sans appréhension ni douleur, rien le lendemain. Pas sur une date.

Le Nordic, vraiment à vie ?

Oui : 1–2×/semaine, c'est l'exercice qui réduit le plus le risque de (re)blessure des ischios. On le garde en entretien.

Faut-il beaucoup étirer ?

Pas en phase aiguë, et pas comme traitement principal. Ce qui protège, c'est la force en position allongée, pas la souplesse passive.

Combien de temps ?

Très variable selon la lésion, et je ne vous donnerai pas de chiffre magique. Ce qui pèse le plus : le geste qui vous a blessé, la sévérité, et si le tendon interne du muscle est touché (dans ce cas, c'est plus long et ça récidive plus). Comptez en semaines, et laissez les critères de reprise décider à la place du calendrier.

Pourquoi ça récidive si souvent ?

Parce qu'on reprend avant d'avoir récupéré la force en position étirée. C'est exactement ce que ce programme travaille.

Pour ne plus rechuter 🛡️

📚 Les sources de cette page

Tout ce qui est affirmé ici s'appuie sur ces travaux — les plus récents et les plus solides disponibles. Vous pouvez les vérifier vous-même.

Dernière vérification des sources : juillet 2026.

Revenez au sprint, sans rechuter

Le programme complet en PDF : le renforcement en allongement, le Nordic, et les critères de reprise du sport.

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